L’huile de tournesol comme biocarburant ?
Mardi, novembre 4, 2008 15:48L’huile de tournesol est une huile végétale extraite des graines de la plante de tournesol. La teneur en huile de la graine constitue environ 40 % de sa contenance. La majorité de l’huile est constituée d’acides gras (triesters).
Comme le colza, elle peut être utilisée directement comme agrocarburants. On entend par là un carburant produit à partir de matière organiques renouvelables et ne provenant pas de ressources fossiles.
Il existe deux technologies permettant d’exploiter le biocarburant dans un moteur à combustion :
Ø Soit on adapte le biocarburant au moteur par diverses transformations chimiques. C’est la solution la plus répandue mais traitement de la matière première que constitue le biocarburant fait intervenir de nombreux procédés qui demandent non seulement de l’énergie mais des produits chimiques divers dont l’impact sur l’environnement n’est pas à négliger.
Ø Soit on adapte le moteur au biocarburant en modifiant la conception du moteur. Ce choix est plus coûteux car il faut remplacer partiellement, voir totalement la structure du moteur et l’investissement demande donc un retour sur rendement. Mais, c’est la solution la plus économique et écologique à long terme.
La différence résulte dans les enjeux que représente le pétrole pour l’économie mondiale. Diminuer son exploitation revient à diminuer ses revenus, chose inenvisageable pour une grande majorité.
En pratique, les moteurs adaptés peuvent accepter 30% d’huile de tournesol. Il est possible de faire davantage de transformation pour pouvoir rouler à 100% d’huile de tournesol mais les spécialistes le déconseillent car on risque une dégradation des performances, une mauvaise combustion entrainant des dépôts pouvant entrainer des problèmes mécaniques, etc.
Rouler au biocarburant permet de diminuer de 10 à 80 % diverses pollutions que représentent les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone, les hydrocarbures imbrûlés, etc. Cette initiative permettrait aussi de diminuer d’un facteur 5 les émissions de gaz à effet de serre. Et enfin, la production de biocarburant demande 4 fois moins d’énergie que la filière de production de gasoil.
Notons que les agrocarburants sont très critiqués et c’est justifié. Mais il faut faire la différence entre les agrocarburants. On désigne biocarburant de première génération ceux qui proviennent de culture directe. Ceci induit qu’ils rentrent directement en compétition avec l’alimentation. Les autres sont dits de deuxième génération et ne concerne que les déchets issus de l’agriculture ou de substances organiques non utilisées dans l’alimentation.



yesilkart says:
novembre 17th, 2008 at 23:11
Y a-t-il des informations sur ce sujet dans d’autres langues ?
jeremygoldyn says:
novembre 18th, 2008 at 10:05
Je ne sais pas, certainement, il faudrait regarder, mais si vous avez des question sur le sujet, je suis prêt à y répondre.
Jerome says:
janvier 2nd, 2009 at 15:03
Un gros problème qui apparait c’est que les fermiers ont des subsides pour cultiver des cultures destinées aux biocarburants ne cultivant donc plus pour la consommation humaine et laissant mourrir des familles
jeremygoldyn says:
janvier 2nd, 2009 at 15:58
Il est vrai que les subsides pour les agriculteurs vont à l’encontre des objectifs de la PAC Politique Agricole Commune qui diminue chaque année les primes accordées aux agriculteurs pour les aider à financer une partie des travaux. Cependant, les agriculteurs ne peuvent utiliser qu’un certain % de leur superficie dans le but de produire de des biocarburants. Mais même ce faible chiffre est significatif à l’échelle de la population. Les biocarburants de nouvelle génération ne devraient plus utiliser les espaces disponibles pour les cultures alimentaires. Un progrès mais seulement exploitable pour les pays exposés à ce genre de situation.
green card says:
janvier 3rd, 2009 at 19:17
Y a-t-il des informations sur ce sujet dans d’autres langues ? Happy new year for everyone.
jeremygoldyn says:
janvier 3rd, 2009 at 19:25
Je ne sais toujours pas mais je peux répondre à vos questions si vous en avez. Bonne année également
alain says:
mars 27th, 2009 at 1:07
j ai une mercedes 300 sd diesel turbo est il bon de rouler avec seulement de l huile pure de tournesol faut il des changement et l hiver ca roule tu bien avec
alain says:
mars 27th, 2009 at 1:09
puis je rouler avec mercedes 84 300 sd diesel avec seulement huile tournesol pure
faut il des changement
jeremygoldyn says:
mars 27th, 2009 at 17:12
Bonjour,
Bien que je ne m’y connaisse pas du tout dans les voitures. Il faut savoir qu’il est possible de rouler avec 100 % d’huile végétale brute/pure (HVB ou HVP qui sont la même chose) et cela avec presque n’importe quelle voiture et peu importe son système de fonctionnement.
Dans notre cas, plutôt le votre. Pour un moteur diesel, il est souvent nécessaire de faire des modifications comme expliqué dans l’article. Pour d’abord rouler avec un mélange, il est nécessaire de disposer/d’apporter :
- un système de préchauffage afin d’éviter l’accumulation de résidu et obtenir une bonne combustion évitant le rejet de substances nocives (du moins, beaucoup moins que celles rejetées par les véhicules roulant au diesel classique).
- une pompe à injection répondant à la viscosité du liquide.
OU de trouver un biocarburant déjà transformé répondant aux exigences du moteur mais faite appel à un spécialiste.
Pour faire fonctionner son moteur diesel à 100 % d’huile végétale brute, il faut :
- un réchauffeur de l’huile végétale (et non plus un pré chauffeur).
- une pompe de pré gavage permettant de compenser les fuites et de renouveler l’huile et permet aussi de filtrer et de refroidir.
- Changement du filtre à carburant.
Cependant, utiliser de l’huile végétale brute n’est pas sans conséquence sur l’environnement. Bien que cela soit une possibilité afin de faire des économies, je pense que ce n’est pas une solution durable car on privilégie de faire de l’énergie plutôt que de se nourrir, ce qui n’est pas logique. Les biocarburants de seconde voire de troisième génération seront bien meilleurs et permettront de répondre à des besoins plus importants et seront beaucoup plus intéressants économiquement (dans la mesure où le marché est bien contrôlé) et bien plus respectueux de l’environnement (et celui de l’homme aussi).
Et pour terminer, en répondant à votre dernière question : les performances seront les mêmes en hiver, sauf qu’il faudra plus d’énergie pour liquéfier suffisamment l’huile lors du démarrage.
Goldyn Jérémy,